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052012* 200512


DIASPORA* DAILY DIPTYCH

« Incarnata »
(No.150/365)
 RootCat & Muriel Cerf
☆ 365 unique diptychs ☆ 80x60cm/32x24inch ☆ acrylic print on cotton with additional silk-screen treatment ☆ only one and single original copy for each of compositions ☆ CATALOGUE ☆ video

« Incarnata » is an exhibition dedicated and dedicating to the women, the woman. « Incarnata » is the first shutter, with « Terra Nostra », of a bipolar creation (respectively, on december 13th, 2011 and December 12th, 2012.) Beyond of exhibition, « Incarnata » is the opportunity for RootCat and Muriel Cerf to accomplish together marvellous art books in the pure tradition.


« Incarnata »
ainsi sont-elles

Incarnata. Fiat lux, fiat lumen.

Pétries de chair et de lumière, il y a des formes, il y a la forme qui mange la forme, les chairs mangées, il y a la chair qu’on mange, il y a le déchiquètement, il y a qu’elles sont imprenables. Il y a qu’on voit des lueurs de lampyres, et sous la mer on ne sait quoi, regardant leurs corps quasi démembrés, il y a là des détroits des écrins et des eaux libres, des meurtres incidents, des danses sur des montagnes nocturnes, des châtiments dans des sourires d’argent, des papillons terribles, des danses, ces danses où elles se regardent danser, des pleurs où elles se regardent pleurer, des tortures que, condescendantes, elles regardent aussi car elles regardent tout sous leurs paupières basses, et des blondeurs disparues, des blancheurs de cimetière et toujours ce regard, toujours plus manifeste quand il est dérobé.

Il y a la chair des corps, le compact du corps et son évanouissement ironique, il y a d’elles ce qu’elles savent et que vous ne saurez pas, elles sont anciennes déjà et sortent de ces fresques pâles qu’ont salpêtrées les laves, gentiment nervaliennes, gentilles finalement dans leur abandon de mères immaculées.

Ces filles-là, même si vous l’avez cru, vous ne les aurez jamais approchées, vous n’aurez jamais vu comment elles peuvent dissoudre tous les contours et le vôtre en premier, elles Salomés fatales à la nudité très habillée sous les voiles car la beauté habille des vêtements de la grâce, et leurs regards sont sombrés qui disent des naufrages, et leurs cris sont immensément muets et leur cou renversé qu’elles attendent qu’on tranche, et patientes avec ça, et leurs joues sont des prairies où reposent les agneaux et leurs lèvres s’abaissent un peu pour dire qu’elle ne savent pas mais qu’elles veulent aller jusqu’à vous, qu’elles vous attendent peut-être, il y a toujours un doute.

Ce qu’il y a, c’est le précaire des jours qu’elles dénient, violentes, elles et la fraîcheur de leur corps, leur corps de pliures et de disparitions, elles et les obliques d’effroi de leurs yeux transversaux, elles qui en reviennent toujours aux premières peintures des grottes où s’imprègne le sang des  mains mutilées, elles sortant du sang, vivant du sang, mourant du sang, éternelles jouissantes d’éternelle solitude. Elles surgies des fresques de villas luxueuses qu’ont rongées les braises, elles, oh qu’en dire encore, est-ce la mer qui les a recouvertes, la mer où on a jeté les testicules du Temps, elles Vénus de supermarché, Cypris au diadème, mères de l’enfant fou, elles petites filles aux cambrures de flamenco, elles aux renaissances, toujours élevées, allant toujours plus haut, naïves et brûlées, plongées dans les étangs moisis des Ophélies pauvres, elles incrédules devant leurs rondeurs de sacrifice et l’élan qui dément la vulnérabilité, elles poisseuses comme le noyau du fruit et s’émerveillant de l’être. Et encore, cette supplique de leurs lèvres, le triomphe hésitant de leur beauté, elles debout, dressées, pleines de douces embrasures, scintillantes et pensives et lentes.

La terre s’enchante de leur écorchement si pudique, des caillots de sang brillent à leurs poignets, que sont-elles que des pharaonnes embusquées, campées là dans un étourdissement, un effroi toujours intrigué. Et priantes, maudissantes, écartelées, opaques et furieuses, mille fois nées. Oh leurs énormes sourires mortuaires, oh les questions qu’elles posent pour après.
Salomé embrasse la bouche du désiré, elle comme les autres n’a vécu que le désir et sait que rien n’importe d’autre, et qu’on ne se baisse que pour ce geste-là. Oui, elles sont infiniment dédaigneuses et l’amour éclos tout autant.

Salomé embrasse la mort, elle est morte dans un sourire d’enfant, c’était la plus jolie fille de la ville. Elles sont toutes mortes à vingt ans.


Muriel Cerf novembre 2011


RAGE HARD! I want to tell my story and I want to tell it right! 052012* 200512 — [☆](https://diasp.org/tags/incarnata) #diaspora* #daily #diptych ☆ [*« Incarnata »*](http://www.glitternext.com/incarnata/) (150/365) by *[Muriel Cerf](http://www.murielcerf.com/) & [RootCat](http://www.glitternext.com/incarnata/about/)* ☆ [CATALOGUE](http://vimeo.com/groups/50939/videos/34372136) ☆ ☆ 365 unique diptychs ☆ 80x60cm/32x24inch ☆ #acrylic #print #cotton with #silk-screen treatment ☆ one single #original for each of compositions* #culture #incarnata #RootCat Muriel #Cerf #exhibition #glitternext #canvas #paint #write #literature #littérature #peinture #painting #asciiart #typoart #art #love #bytes #ladies ![RootCat’s « Incarnata » Exhibition (2011-2012) ℅ DIASPORA* 150/365](http://www.murielcerf.com/exhibit-cerf-cat/serie-3/SIGN_INCARNATA_1111_367-fx-1d.jpg)

wildcat2030:

Berkley’s Floating Sensor Network project launched 100 floating robots equipped with GPS-enabled smartphones down the Sacramento River on May 9. The launch was designed to test a new generation of water monitoring technologies. The 12 inch robots, called Drifters, are designed to provide real-time, high-resolution data of hard-to-map waterways. One of many possible uses is locating breeches in levee systems quickly enough to allow repair, before erosion destroys the levee. Other uses include identifying contaminants. Andrew Tinka, lead graduate student on the project notes: “If something spills in the water, if there’s a contaminant, you need to know where it is now, you need to know where it’s going, you need to know where it will be later on. The Floating Sensor Network project can help by tracking water flow at a level of detail not currently possible.” (via robots.net - Berkley Sends 100 Robots Down River)

051912* 190512


DIASPORA* DAILY DIPTYCH

« Incarnata »
(No.149/365)
 RootCat & Muriel Cerf
☆ 365 unique diptychs ☆ 80x60cm/32x24inch ☆ acrylic print on cotton with additional silk-screen treatment ☆ only one and single original copy for each of compositions ☆ CATALOGUE ☆ video

« Incarnata » is an exhibition dedicated and dedicating to the women, the woman. « Incarnata » is the first shutter, with « Terra Nostra », of a bipolar creation (respectively, on december 13th, 2011 and December 12th, 2012.) Beyond of exhibition, « Incarnata » is the opportunity for RootCat and Muriel Cerf to accomplish together marvellous art books in the pure tradition.


« Incarnata »
ainsi sont-elles

Incarnata. Fiat lux, fiat lumen.

Pétries de chair et de lumière, il y a des formes, il y a la forme qui mange la forme, les chairs mangées, il y a la chair qu’on mange, il y a le déchiquètement, il y a qu’elles sont imprenables. Il y a qu’on voit des lueurs de lampyres, et sous la mer on ne sait quoi, regardant leurs corps quasi démembrés, il y a là des détroits des écrins et des eaux libres, des meurtres incidents, des danses sur des montagnes nocturnes, des châtiments dans des sourires d’argent, des papillons terribles, des danses, ces danses où elles se regardent danser, des pleurs où elles se regardent pleurer, des tortures que, condescendantes, elles regardent aussi car elles regardent tout sous leurs paupières basses, et des blondeurs disparues, des blancheurs de cimetière et toujours ce regard, toujours plus manifeste quand il est dérobé.

Il y a la chair des corps, le compact du corps et son évanouissement ironique, il y a d’elles ce qu’elles savent et que vous ne saurez pas, elles sont anciennes déjà et sortent de ces fresques pâles qu’ont salpêtrées les laves, gentiment nervaliennes, gentilles finalement dans leur abandon de mères immaculées.

Ces filles-là, même si vous l’avez cru, vous ne les aurez jamais approchées, vous n’aurez jamais vu comment elles peuvent dissoudre tous les contours et le vôtre en premier, elles Salomés fatales à la nudité très habillée sous les voiles car la beauté habille des vêtements de la grâce, et leurs regards sont sombrés qui disent des naufrages, et leurs cris sont immensément muets et leur cou renversé qu’elles attendent qu’on tranche, et patientes avec ça, et leurs joues sont des prairies où reposent les agneaux et leurs lèvres s’abaissent un peu pour dire qu’elle ne savent pas mais qu’elles veulent aller jusqu’à vous, qu’elles vous attendent peut-être, il y a toujours un doute.

Ce qu’il y a, c’est le précaire des jours qu’elles dénient, violentes, elles et la fraîcheur de leur corps, leur corps de pliures et de disparitions, elles et les obliques d’effroi de leurs yeux transversaux, elles qui en reviennent toujours aux premières peintures des grottes où s’imprègne le sang des  mains mutilées, elles sortant du sang, vivant du sang, mourant du sang, éternelles jouissantes d’éternelle solitude. Elles surgies des fresques de villas luxueuses qu’ont rongées les braises, elles, oh qu’en dire encore, est-ce la mer qui les a recouvertes, la mer où on a jeté les testicules du Temps, elles Vénus de supermarché, Cypris au diadème, mères de l’enfant fou, elles petites filles aux cambrures de flamenco, elles aux renaissances, toujours élevées, allant toujours plus haut, naïves et brûlées, plongées dans les étangs moisis des Ophélies pauvres, elles incrédules devant leurs rondeurs de sacrifice et l’élan qui dément la vulnérabilité, elles poisseuses comme le noyau du fruit et s’émerveillant de l’être. Et encore, cette supplique de leurs lèvres, le triomphe hésitant de leur beauté, elles debout, dressées, pleines de douces embrasures, scintillantes et pensives et lentes.

La terre s’enchante de leur écorchement si pudique, des caillots de sang brillent à leurs poignets, que sont-elles que des pharaonnes embusquées, campées là dans un étourdissement, un effroi toujours intrigué. Et priantes, maudissantes, écartelées, opaques et furieuses, mille fois nées. Oh leurs énormes sourires mortuaires, oh les questions qu’elles posent pour après.
Salomé embrasse la bouche du désiré, elle comme les autres n’a vécu que le désir et sait que rien n’importe d’autre, et qu’on ne se baisse que pour ce geste-là. Oui, elles sont infiniment dédaigneuses et l’amour éclos tout autant.

Salomé embrasse la mort, elle est morte dans un sourire d’enfant, c’était la plus jolie fille de la ville. Elles sont toutes mortes à vingt ans.


Muriel Cerf novembre 2011

YEAH! SovietLuv is f*ckin’ right

tchmo:

tchmo, Untitled (Abstract) 20120502m

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Buddy Holly

Buddy Holly
Weezer
Weezer

Buddy Holly//Weezer

frozen dog…. so lovely

Today is my last Friday of high school.


051812* 180512 — [☆](https://diasp.org/tags/incarnata) #diaspora* #daily #diptych ☆ [*« Incarnata »*](http://www.glitternext.com/incarnata/) (148/365) by *[Muriel Cerf](http://www.murielcerf.com/) & [RootCat](http://www.glitternext.com/incarnata/about/)* ☆ [CATALOGUE](http://vimeo.com/groups/50939/videos/34372136) ☆ ☆ 365 unique diptychs ☆ 80x60cm/32x24inch ☆ #acrylic #print #cotton with #silk-screen treatment ☆ one single #original for each of compositions* #culture #incarnata #RootCat Muriel #Cerf #exhibition #glitternext #canvas #paint #write #literature #littérature #peinture #painting #asciiart #typoart #art #love #bytes #ladies ![RootCat’s « Incarnata » Exhibition (2011-2012) ℅ DIASPORA* 148/365](http://www.murielcerf.com/exhibit-cerf-cat/serie-3/SIGN_INCARNATA_1111_376-fx-1d.jpg)

051812* 180512


DIASPORA* DAILY DIPTYCH

« Incarnata »
(No.148/365)
 RootCat & Muriel Cerf
☆ 365 unique diptychs ☆ 80x60cm/32x24inch ☆ acrylic print on cotton with additional silk-screen treatment ☆ only one and single original copy for each of compositions ☆ CATALOGUE ☆ video

« Incarnata » is an exhibition dedicated and dedicating to the women, the woman. « Incarnata » is the first shutter, with « Terra Nostra », of a bipolar creation (respectively, on december 13th, 2011 and December 12th, 2012.) Beyond of exhibition, « Incarnata » is the opportunity for RootCat and Muriel Cerf to accomplish together marvellous art books in the pure tradition.


« Incarnata »
ainsi sont-elles

Incarnata. Fiat lux, fiat lumen.

Pétries de chair et de lumière, il y a des formes, il y a la forme qui mange la forme, les chairs mangées, il y a la chair qu’on mange, il y a le déchiquètement, il y a qu’elles sont imprenables. Il y a qu’on voit des lueurs de lampyres, et sous la mer on ne sait quoi, regardant leurs corps quasi démembrés, il y a là des détroits des écrins et des eaux libres, des meurtres incidents, des danses sur des montagnes nocturnes, des châtiments dans des sourires d’argent, des papillons terribles, des danses, ces danses où elles se regardent danser, des pleurs où elles se regardent pleurer, des tortures que, condescendantes, elles regardent aussi car elles regardent tout sous leurs paupières basses, et des blondeurs disparues, des blancheurs de cimetière et toujours ce regard, toujours plus manifeste quand il est dérobé.

Il y a la chair des corps, le compact du corps et son évanouissement ironique, il y a d’elles ce qu’elles savent et que vous ne saurez pas, elles sont anciennes déjà et sortent de ces fresques pâles qu’ont salpêtrées les laves, gentiment nervaliennes, gentilles finalement dans leur abandon de mères immaculées.

Ces filles-là, même si vous l’avez cru, vous ne les aurez jamais approchées, vous n’aurez jamais vu comment elles peuvent dissoudre tous les contours et le vôtre en premier, elles Salomés fatales à la nudité très habillée sous les voiles car la beauté habille des vêtements de la grâce, et leurs regards sont sombrés qui disent des naufrages, et leurs cris sont immensément muets et leur cou renversé qu’elles attendent qu’on tranche, et patientes avec ça, et leurs joues sont des prairies où reposent les agneaux et leurs lèvres s’abaissent un peu pour dire qu’elle ne savent pas mais qu’elles veulent aller jusqu’à vous, qu’elles vous attendent peut-être, il y a toujours un doute.

Ce qu’il y a, c’est le précaire des jours qu’elles dénient, violentes, elles et la fraîcheur de leur corps, leur corps de pliures et de disparitions, elles et les obliques d’effroi de leurs yeux transversaux, elles qui en reviennent toujours aux premières peintures des grottes où s’imprègne le sang des  mains mutilées, elles sortant du sang, vivant du sang, mourant du sang, éternelles jouissantes d’éternelle solitude. Elles surgies des fresques de villas luxueuses qu’ont rongées les braises, elles, oh qu’en dire encore, est-ce la mer qui les a recouvertes, la mer où on a jeté les testicules du Temps, elles Vénus de supermarché, Cypris au diadème, mères de l’enfant fou, elles petites filles aux cambrures de flamenco, elles aux renaissances, toujours élevées, allant toujours plus haut, naïves et brûlées, plongées dans les étangs moisis des Ophélies pauvres, elles incrédules devant leurs rondeurs de sacrifice et l’élan qui dément la vulnérabilité, elles poisseuses comme le noyau du fruit et s’émerveillant de l’être. Et encore, cette supplique de leurs lèvres, le triomphe hésitant de leur beauté, elles debout, dressées, pleines de douces embrasures, scintillantes et pensives et lentes.

La terre s’enchante de leur écorchement si pudique, des caillots de sang brillent à leurs poignets, que sont-elles que des pharaonnes embusquées, campées là dans un étourdissement, un effroi toujours intrigué. Et priantes, maudissantes, écartelées, opaques et furieuses, mille fois nées. Oh leurs énormes sourires mortuaires, oh les questions qu’elles posent pour après.
Salomé embrasse la bouche du désiré, elle comme les autres n’a vécu que le désir et sait que rien n’importe d’autre, et qu’on ne se baisse que pour ce geste-là. Oui, elles sont infiniment dédaigneuses et l’amour éclos tout autant.

Salomé embrasse la mort, elle est morte dans un sourire d’enfant, c’était la plus jolie fille de la ville. Elles sont toutes mortes à vingt ans.


Muriel Cerf novembre 2011

anchorsandseashells:

this scares me haha

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